Protégeons l’océan

Protégeons l'océan

On vous l’expliquait dans l’article précédent, l’océan a un rôle primordial dans l’équilibre climatique terrestre, mais il fait actuellement face à des changements qui le mettent en danger. Il est donc grand temps d’agir pour protéger l’océan et ainsi préserver notre planète de manière globale. Nous vous proposons un point sur les différentes recommandations à l’échelle des entreprises et des Etats, mais aussi à notre échelle individuelle.

Les Etats et les entreprises peuvent (et doivent) agir

Limiter le réchauffement climatique pour protéger l’océan

Depuis sa création à la COP21, la Plateforme Océan et Climat (POC) met en avant des recommandations et des pistes d’action pour protéger l’océan et le climat de manière globale. Dans son plaidoyer 2019, la POC place en priorité numéro 1 le fait de limiter la hausse des températures du globe à 1,5°C, qui fait également partie des préconisations du Rapport spécial du GIEC. En effet, le réchauffement climatique global est directement lié au réchauffement de l’océan. C’est pourquoi la réduction des émissions de gaz à effet de serre est, pour l’instant, la seule solution pour lutter contre le réchauffement de l’océan, et ainsi limiter son acidification, sa désoxygénation et la destruction d’écosystèmes sensibles.

Comment limiter les émissions de gaz à effet de serre ? 
Parmi les pistes d’action concrètes proposées par la POC, on peut notamment citer l’arrêt des subventions concernant les énergies fossiles ou encore l’abandon total de leur exploitation d’ici 2050. L’interdiction immédiate de l’utilisation du fuel lourd en Arctique fait également partie des recommandations, car cela permettrait d’éviter les risques de marées noires et de dépôts de carbone noir sur la glace qui amplifient le réchauffement climatique et ses effets. Ce sont des recommandations radicales, mais ces actions sont nécessaires pour lutter efficacement contre le réchauffement climatique et celui de l’océan.

Le développement des énergies marines renouvelables, comme l’éolien offshore posé et flottant, l’hydroélectricité ou encore l’énergie maréthermique, est aussi une solution. Mais les infrastructures nécessaires à la production de telles énergies doivent respecter la biodiversité marine et pour cela, il est important de les implanter en évitant les zones qui abritent des habitats, espèces ou processus écologiques particulièrement sensibles.

Protéger la biodiversité marine 

Dans son plaidoyer, la POC propose également plusieurs pistes d’action centrées sur la protection de la biodiversité marine. L’une des recommandations est de “promouvoir des pratiques de pêche durable qui respectent les stocks halieutiques et préservent les écosystèmes”. En d’autres termes, il est primordial d’éviter la surpêche et les techniques de pêche qui détruisent les fonds marins, telles que le chalutage profond. 

Il est aussi urgent de prendre des mesures d’adaptation pour limiter les impacts négatifs du changement climatique sur l’océan, mais en privilégiant les solutions fondées sur la nature et non des solutions d’ingénierie lourde (béton, digues, etc). En effet, les mangroves, les herbiers, les marais, les forêts de laminaires, les récifs coralliens et autres écosystèmes côtiers permettent naturellement d’atténuer les inondations et réduisent l’impact des évènements extrêmes et de l’élévation du niveau de la mer. Il s’agit donc de restaurer ces écosystèmes.

Pour connaître toutes les recommandations de la Plateforme Océan et Climat, n’hésitez pas à consulter son plaidoyer complet : https://ocean-climate.org/wp-content/uploads/2019/11/mep-plaidoyer-WEB.pdf

Agissons ensemble, à notre échelle 

Il est donc nécessaire que les Etats et les entreprises prennent des mesures afin de protéger l’océan. Mais nous aussi, à notre échelle individuelle, nous avons la possibilité d’agir, en repensant nos habitudes au quotidien pour préserver les espaces marins. Pour cela, on vous propose une liste non exhaustive d’actions concrètes.

Lutter contre le plastique

Le plastique fait clairement partie des grandes problématiques concernant la préservation des milieux marins. Car le plastique peut être recyclé, mais malheureusement il est peu recyclé. Aujourd’hui, la France affiche un taux de recyclage du plastique de 24,2% seulement selon le dernier rapport de Plastics Europe.

A travers nos habitudes de consommation, nous pouvons lutter contre la pollution plastique des mers. Le plus simple est d’abord de bannir tous les objets plastiques à usage unique : pailles, couverts jetables, eau en bouteille plastique… Des alternatives simples existent : pour les remplacer, vous pouvez utiliser des pailles en métal lavables et des couverts compostables en matière végétale. Pour éviter de boire de l’eau en bouteille, on vous propose d’utiliser une gourde que vous transportez toujours avec vous. Et si vous voulez en plus qu’elle garde votre eau fraîche ou votre thé chaud, on vous conseille les bouteilles isothermes Skold, qui sont clean et éthiques.

Passons ensuite aux emballages : aujourd’hui en Europe, seuls 41% des déchets d’emballages plastiques sont recyclés. Vous pouvez donc remplacer les produits de grande consommation entourés de suremballages plastiques, en privilégiant des produits avec un emballage en carton, ou encore mieux, en les achetant en vrac !

Et pour les micro-plastiques ? Nos vêtements contiennent parfois du plastique, notamment quand ils sont fabriqués en polyester, comme c’est le cas des tenues de running Wakae. Et lorsqu’on les lave, des microparticules de plastique se détachent des vêtements et partent avec les eaux usées. Pour éviter cela, il existe les filets de lavage de la marque Guppyfriend, permettant de limiter les frottements et réduire la fuite de microfibres.

Choisir ce qu’on mange

Pour préserver les écosystèmes marins, il est aussi important de faire attention à ce que nous mettons dans nos assiettes. D’abord nous pouvons privilégier les poissons issus de techniques de pêche plus respectueuses, telles que la pêche à la ligne, en évitant au maximum les produits venant de la pêche industrielle. Mais comment savoir si un poisson a été pêché à la ligne ? Généralement, si vous ne trouvez pas cette information sur l’étal du poissonnier ou sur la boîte, c’est mauvais signe. Vous pouvez vous fier au label MSC, qui certifie une pêche responsable.

Pour respecter la biodiversité marine, veillez également à consommer des poissons de saison et à vérifier qu’il ne s’agit pas d’espèces menacées. En effet, nous consommons régulièrement des espèces de poissons qui sont pourtant menacées, tels que le cabillaud, la lotte, le lieu ou le thon rouge. Pour vous guider dans votre consommation de produits de la mer, la fondation GoodPlanet a créé une application « Planète Océan » qui permet de faire les bons choix.
Une autre solution efficace est de réduire notre consommation de produits issus de la mer. Savez-vous qu’en moyenne, les Français mangent 34 kilos de poissons par an et par habitant ? En diminuant notre consommation de poissons, non seulement nous pouvons faire baisser la demande globale, mais cela permet aussi d’ingérer moins de métaux lourds et de plastique.

Utiliser le moins de produits toxiques possible

Dans nos placards, on trouve souvent des produits que nous utilisons au quotidien et qui représentent pourtant un réel danger pour l’océan, notamment pour nos produits cosmétiques et d’entretien. Or une partie des eaux usées n’est pas traitée et ensuite rejetée à la mer. Pour éviter de déverser des produits chimiques dans l’océan, nous pouvons donc acheter des produits plus respectueux de l’environnement. Pour vous aider à choisir des produits ménagers sans substances nocives, 60 millions de consommateurs propose un système évaluant les produits, afin de savoir lesquels présentent le moins de risques.Et si vous aimez les ateliers “Do It Yourself”, n’hésitez pas à fabriquer vous-mêmes vos produits d’entretien et cosmétiques : cela s’avère souvent plus facile que ce que l’on pense et permet de choisir chaque ingrédient entrant dans la composition.

Réduire notre empreinte carbone

Enfin, puisque l’acidification et la désoxygénation de l’océan sont directement liées au réchauffement global de la planète, nos efforts pour réduire notre empreinte carbone peuvent être efficaces pour protéger les espaces marins. Par exemple, nous pouvons changer nos habitudes alimentaires. En effet, une étude parue dans Climatic Change montre que passer d’un régime riche en viande (plus de 100 grammes par jour) à un régime végétarien permet de réduire son empreinte carbone de 1.198 kilogrammes CO2e (kg dioxyde de carbone équivalent) par an. 

Une autre habitude sur laquelle vous pouvez travailler concerne les transports : si vous avez la possibilité de vous passer de voiture, faites-le en privilégiant la marche à pied, le vélo, les transports en commun. Et si vous n’avez pas le choix, vous avez tout de même la possibilité de faire du covoiturage ou de rouler moins vite. Par exemple, rouler à 80 km/h au lieu de 90 réduit en moyenne de 15% la consommation de carburant !

Ainsi, les Etats et les entreprises ne sont pas les seuls acteurs ayant le pouvoir de protéger l’océan. Si nous voulons agir pour préserver les espaces marins, nous en avons la possibilité au quotidien. Bien sûr chez Wakae, nous vous encourageons à le faire, non seulement en courant pour les océans, mais aussi en adoptant d’autres habitudes de vie écoresponsables.

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