Comment réduire l’impact environnemental de ses vêtements

réduire l'impact environnemental de nos vêtements

Ce n’est pas un scoop, l’industrie textile fait partie des secteurs les plus polluants au monde. Mais ce constat n’est pas à prendre comme une fatalité : à notre échelle, nous pouvons adopter de nouvelles habitudes pour réduire l’impact environnemental de nos habits.

Quel est le problème avec la fast fashion ?

En quelques décennies, les modes de consommation – et donc de production – ont été bouleversés, avec l’apparition d’une « mode éphémère », qui a entraîné l’accélération du calendrier des collections. Peu à peu, nous en sommes arrivés à voir une nouvelle collection chaque semaine dans certaines grandes enseignes de fast fashion. Résultat : près de 100 milliards de vêtements sont confectionnés chaque année. Ce flux continu de nouveautés s’accompagne généralement de prix très bas. Bref, tout est réuni pour favoriser la surconsommation. Mais le prix affiché sur les étiquettes de ces habits est trompeur, car il en cache un autre que nous ne voyons pas toujours : le coût environnemental lié à la surproduction et à la surconsommation.

  • D’abord, l’impact carbone de ce que l’on porte est colossal. Aujourd’hui, l’industrie textile émet 1,2 milliard de tonnes de gaz à effet de serre chaque année : pour vous donner une idée, c’est plus que l’impact carbone des vols internationaux et du trafic maritime réunis ! 
  • Outre ces émissions de gaz à effet de serre, la fast fashion participe également à l’épuisement des ressources en eau, principalement à cause de la culture du coton. En effet, 4% de l’eau potable dans le monde est utilisée pour produire des vêtements. Rien d’étonnant quand on sait qu’il faut en moyenne 9 000 litres d’eau pour produire 1 jean.
  • Enfin l’industrie textile est responsable de 20% de la pollution des eaux industrielles et joue un rôle important dans la pollution des sols, la culture du coton étant notamment l’une des plus gourmandes en pesticides.
Tri de tissus et vêtements dans une usine abandonnée au Cambodge – Crédit photo : François Le Nguyen

Une fois que vous avez toutes ces informations en tête, l’objectif n’est pas de culpabiliser à chaque fois que vous portez un vêtement. Cette prise de conscience doit être au contraire un tremplin vers une consommation plus respectueuse de la planète.

Comment réduire l’impact environnemental de ce que l’on porte ?

N’acheter que ce dont on a besoin

En moyenne une personne achète 60 % de vêtements en plus qu’il y a 15 ans, pourtant notre besoin essentiel de nous habiller n’a pas évolué entre temps. Mais nos habitudes sociales oui. Alors avant de craquer pour ce pull ou cette robe qui vous fait de l’oeil, vous pouvez vous poser quelques questions simples : En avez-vous vraiment besoin ? N’avez-vous pas déjà un vêtement ressemblant ? Ce vêtement vous sera-t-il vraiment utile ?

Se renseigner sur la fabrication

Après avoir répondu à ces questions, si vous décidez d’acheter un habit, regardez son étiquette. Concernant la composition, les matières les plus responsables sont généralement le lin et le chanvre, dont la culture est moins gourmande en eau, ou bien le coton biologique et les matières recyclées. Il est préférable de limiter l’utilisation de tissus synthétiques, qui sont utiles pour des vêtements techniques ou des collants, mais qui ne sont pas forcément nécessaires pour vos tenues du quotidien.

Votre choix peut aussi se faire en fonction du lieu de fabrication du produit : une fabrication européenne permet non seulement au vêtement de parcourir une distance moins importante pour arriver dans votre placard (si vous habitez en Europe bien sûr), mais cela garantit également des conditions de travail convenables pour les personnes qui l’ont fabriqué. Si vous le pouvez, renseignez-vous aussi sur les procédés de fabrication, en privilégiant par exemple l’utilisation de teintures naturelles. Et si vous ne trouvez pas les informations que vous cherchez, n’hésitez pas à demander directement à la marque !

Acheter d’occasion ou louer

Plus de la moitié des habits de la fast fashion a une durée d’utilisation inférieure à un an. Alors pour allonger la durée de vie d’un vêtement et ainsi réduire son empreinte carbone, la seconde main est une très bonne solution. Et puis chiner une perle rare dans une friperie, un vide-grenier, sur Vinted ou Once Again, c’est aussi bon pour votre porte-monnaie !

Et si vous avez besoin de vêtements pour une occasion spéciale, au lieu de les acheter pour finalement ne les porter qu’une fois, pensez à la location. Plusieurs marques proposent de louer des habits, comme Le Closet, Une robe un soir, ou encore Les Apprêtés.

Prendre soin de ses vêtements

Une fois dans vos placards, chérissez vos vêtements ! Que ce soit quand vous les portez, quand vous lavez ou quand vous les rangez, plus vous en prendrez soin, plus vous pourrez les porter longtemps. D’autant qu’à l’échelle du cycle de vie de nos vêtements, leur usage a un poids important sur leur impact carbone, notamment à cause du lavage. Pour en savoir plus sur ce sujet, n’hésitez pas à consulter cet article.

Donner une seconde vie

En France, 62% des vêtements finissent en décharge ou sont incinérés. Pour faire baisser ces statistiques et prolonger la vie de vos habits, donnez leur une seconde vie ! Pensez à la réparation, à la revente, au don ou bien au recyclage : en les déposant dans un point d’apport prévu à cet effet, ils pourront servir de matières premières pour de nouveaux vêtements ou acces­soires.

Si vous aimez les activités manuelles, vous pouvez également vous tourner vers l’upcycling en transformant vos affaires en de nouvelles pièces que vous utiliserez différemment (et si vous n’êtes pas très branché.e DIY, vous pouvez toujours faire des chiffons avec vos vieux t-shirts). Aujourd’hui, nous portons en moyenne 10 fois un vêtement avant de nous en débarrasser. Alors quitte à le porter si peu, autant qu’il serve à quelqu’un d’autre ou à autre chose.

Quelles sont les alternatives pour des vêtements de sport écologiques ?

Chez Wakae, nous sommes parties du constat que les tenues sportives conventionnelles utilisent principalement du polyester, une matière très pratique car elle est respirante et sèche vite, mais aussi très polluante puisqu’elle est issue du pétrole. Nous avons donc choisi d’utiliser du polyester recyclé, qui présente exactement les mêmes caractéristiques techniques que le polyester vierge, mais avec un impact écologique moins élevé puisqu’il rejette 32% de CO2 en moins et utilise 2 fois moins d’énergie lors de sa fabrication.

Cette matière a un deuxième effet positif pour l’environnement : comme nous avons choisi d’utiliser du fil issu de l’initiative Seaqual, nos vêtements de sport donnent une seconde vie aux déchets plastiques marins collectés en mer ou sur les plages, participant ainsi à la dépollution marine.

Si le polyester est une matière souvent utilisée dans la fabrication des habits de sport, il existe d’autres matières qui peuvent être adaptées à la pratique sportive, comme le polyamide (nylon) recyclé ou la laine mérinos, qui a l’avantage d’être une fibre naturelle. Aujourd’hui, avec une exigence écologique de plus en plus importante de la part des consommateurs, l’industrie du sportswear évolue et innove notamment concernant les matières utilisées, afin de limiter l’impact environnemental des vêtements de sport : des pistes existent déjà pour faire des tenues techniques conçues à base de pulpe de bois, de chanvre de noix de coco ou de marc de café.

Une vague de changement arrive donc dans le secteur de l’habillement sportif et nous sommes fières d’en faire partie chez Wakae !

Sources

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